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La puissance des partenariats - Des institutions africaines au service de la redevabilité publique Bonnes pratiques en bref


La puissance des partenariats - Des institutions africaines au service de la redevabilité publique

Le travail accompli par les Africains afin de promouvoir la redevabilité sociale chez eux n’est pas reconnu. Une nouvelle plate-forme panafricaine leur permet de confronter leurs expériences, de s’initier à de nouvelles techniques, de diffuser l’information et de promouvoir de nouvelles initiatives.

Dans de nombreux pays africains, des processus bien peu démocratiques ont réduit les attentes de la population et créé une culture d’impunité. Mais la société civile commence à demander des comptes aux gouvernements qui ne fournissent même pas les services basiques.

La Banque mondiale et l’organisation sudafricaine HSRC (Human Science Research Council) ont voulu s’appuyer sur des initiatives existantes pour en accélérer le développement et favoriser l’essor de la redevabilité sociale. Pour ce faire, elles ont créé l’ANSA-Africa (Affiliated Network for Social Accountability in Africa) en août 2006. Ce réseau tisse des liens entre des partenaires de toute l’Afrique afin d’élaborer un vaste programme associant des organisations de base, des ONG, des groupes de plaidoyer et des particuliers. La diffusion de l’information se fait essentiellement via le portail au travers duquel ANSA-Africa relie des sociétés civiles et des groupes communautaires de toute l’Afrique pour soutenir leurs initiatives et les mettre en oeuvre.


Le réseau dispense des cours en renforcement des capacités, organise des séminaires, des ateliers, des groupes de discussion, de même que des campagnes de plaidoyer pour informer les Africains de leurs droits et de leurs devoirs en tant que citoyens. Trois volets constituent l’essentiel des activités d’ANSA-Africa :

  • Apport d’une aide technique et financière à la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation d’initiatives de redevabilité sociale de qualité. Au travers de cette collaboration, le réseau fournit des outils efficaces et sert d’incubateur à des approches innovantes.

  • Promotion du renforcement des capacités au travers de programmes de formation afin de favoriser l’utilisation et l’adaptation de techniques permettant aux citoyens d’exiger des comptes de leurs élus. Ces programmes s’appliquent au niveau régional afin d’avoir le maximum d’impact. Via ses partenaires, l’ANSA conçoit et dispense des programmes de formation dans toute l’Afrique.

  • Réalisation de recherches et diffusion de leurs résultats. Le principal objectif est de mettre de la créativité et de la rigueur dans l’évaluation, l’affinement et l’élaboration des outils de redevabilité sociale et d’innover dans l’utilisation des médias électroniques afin de promouvoir un large accès à la connaissance.

Les principaux acteurs visés sont les groupes de la société civile qui font du suivi politique. Grâce à ses membres, l’ANSA espère toutefois influencer d’autres groupes sociaux ayant voix au chapitre de l’utilisation locale des deniers publics : les milieux d’affaires, les ONG, les associations de contribuables et les particuliers.

Exemples d’initiatives en cours

  • Le MDP-ESA (Municipal Development Partnership for Eastern and Southern Africa) a mis au point un cours par Internet et un manuel de formation à la budgétisation participative en Afrique, le premier avec le soutien de la Banque mondiale et le second avec celui d’UN-Habitat. Le cours décrit les processus nécessaires à un travail de suivi et de plaidoyer local efficace.

  • Cela fait quelques années déjà que le cadre juridique de la ville de Johannesburg prévoit des processus de budgétisation participative. Une campagne dure généralement trois mois et comprend une campagne d’annonce intensive, une évaluation des besoins, une analyse des divers projets proposés, de leur priorité au sein de la communauté et de leur coût. La budgétisation participative a eu plusieurs effets : accès gratuit à l’eau et à l’électricité pour les personnes à faible revenu, soutien accru du public au paiement des taxes, réduction du vandalisme envers les équipements collectifs, accroissement de la génération et de la perception des recettes.

  • Sur le site web d’ANSA-Africa, vous trouvez notamment un lien vers le GDN (Global Development Network), qui a développé un outil pédagogique plein d’astuces et de conseils pratiques pour diffuser les recherches universitaires sur Internet.

Projets futurs

Vous trouverez des informations sur cette étude de cas et bien d’autres sur le portail d’ANSA-Africa ; l’idée est de faire remonter des informations d’un maximum de sources et de les communiquer aux partenaires de l’ANSA, aux fonctionnaires gouvernementaux, aux politiciens et aux organisations concernées. Il faut impérativement livrer ces constations et ces rapports au gouvernement comme aux citoyens, pour souligner leur partenariat.

Les programmes de formation porteront sur les aspects méthodologiques de la redevabilité sociale, selon des formats qui pourront s’adapter à diverses langues, cultures et niveau d’éducation.

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