> Accueil > Bonnes pratiques > Bonnes pratiques en bref > La réponse au tsunami - Un partenariat public-privé pour la gestion de l’eau et de l’assainissement en Asie


Menu gauche


Left menu



La réponse au tsunami - Un partenariat public-privé pour la gestion de l’eau et de l’assainissement en Asie Bonnes pratiques en bref


La réponse au tsunami - Un partenariat public-privé pour la gestion de l’eau et de l’assainissement en Asie

Le tsunami qui a frappé l’Asie en décembre 2004 a donné l’occasion d’explorer de nouvelles approches de la fourniture de services. Arun Kahsyap relate l’action d’un partenariat public-privé qui a aidé les habitants de la région à mettre en place de nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Le tsunami du 26 décembre 2004 a déclenché un flux d’aide sans précédent provenant du monde entier et a offert ainsi une occasion d’explorer de nouvelles approches de la fourniture de services. S’appuyant sur le mandat donné par le gouvernement des pays touchés par le tsunami pour les aider dans le processus de reconstruction, le PNUD s’est allié à la Fondation des Nations unies (FNU) et à la société Coca Cola. Ce partenariat public-privé a entrepris de réhabiliter les infrastructures d’eau et d’assainissement et, ce faisant, d’installer de meilleurs services, plus facilement accessibles pour les populations d’Indonésie, des Maldives, du Sri Lanka et de Thaïlande.

Après avoir évalué les besoins en collaboration avec des agences onusiennes, les bureaux nationaux du PNUD ont rassemblé les acteurs locaux afin de développer des projets déterminés par la demande dans les régions touchées. Ce processus a abouti à de nombreuses propositions de projets répondant à des demandes, en particulier la réhabilitation des usines de traitement des eaux usées, l’extension des réseaux de distribution d’eau, la construction de systèmes d’alimentation en eau par gravité, des puits artésiens et des systèmes d’irrigation des terres agricoles. D’autres projets portaient sur la construction de barrages de retenue servant à intercepter les eaux de ruissellement lors de tempêtes, la construction également de fosses d’imbibition et de cellules biologiques pour le traitement des déchets et de fosses septiques hermétiques reliées aux réseaux d’égouts locaux.

La collaboration entre les partenaires au cours de la phase de planification s’est poursuivie tout au long de la mise en œuvre des projets. À la demande du PNUD, Coca Cola a détaché pour un an un membre de son personnel auprès du centre régional du PNUD à Bangkok, qui a soutenu les efforts de reconstruction et a contribué à repérer et à gérer de nouvelles activités de partenariat. Les sociétés nationales d’embouteillage, par exemple, ont été encouragées à s’engager activement dans la mise en oeuvre de tous les projets.


Transparence et responsabilité redditionnelle

Les projets sont conçus et mis en oeuvre en partenariat avec les autorités locales et les responsables communautaires afin d’assurer leur pertinence, leur appropriation par les populations locales et leur viabilité. Le personnel travaillant aux projets collabore avec les populations locales afin de développer leurs capacités dans de nombreux domaines. Il dispense des cours en matière de comptabilité élémentaire et de suivi de projets, assure des formations aux méthodes de collecte de l’eau de pluie, et sensibilise à l’importance de l’hygiène.

Au Sri Lanka, par exemple, le partenariat applique la stratégie « AidWatch » du PNUD afin de garantir que les mécanismes de suivi et d’évaluation soient intégrés aux projets dès le début. Le suivi de la mise en oeuvre des activités planifiées et les révisions régulières de l’état d’avancement et des résultats peuvent favoriser la transparence et la responsabilité redditionnelle. L’initiative « AidWatch » vise à conférer une autonomie accrue à tous les habitants des villages sinistrés, afin qu’ils s’engagent efficacement dans le processus de reconstruction.

Dans un projet de gestion des ressources en eau conduit en Thaïlande, l’accent a été mis sur le dialogue. Le projet a mis en place des groupes locaux d’usagers, ainsi qu’un comité de pilotage multiacteur qui comprend des responsables communautaires et des représentants des pouvoirs publics. En Indonésie, des experts techniques de Coca Cola ont collaboré avec une équipe internationale d’hydrogéologues pour évaluer les ressources en eau douce dans la province d’Aceh.

Il faut un certain temps pour nouer des partenariats multiacteurs. Au début, on doit non seulement cerner l’engagement partagé, mais aussi définir clairement l’apport de chaque partenaire. En mobilisant les habitants, on fait en sorte que les activités soient déterminées par la demande et ancrées dans le contexte local. Les partenariats ouverts de ce type, dans lesquels tous les partenaires concentrent leurs efforts sur un agenda partagé, ont de grandes chances de réussir à libérer le potentiel d’opportunités nouvelles de fourniture locale de services de base.

Source