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Partager les outils de S&E de la gouvernance locale - L’Afrique de l’Ouest montre la voie Bonnes pratiques en bref


Partager les outils de S&E de la gouvernance locale - L’Afrique de l’Ouest montre la voie

Les membres du REDL, un réseau d’acteurs du développement travaillant dans le domaine de la décentralisation et de la gouvernance locale en Afrique de l’Ouest, documentent, analysent et partagent leurs méthodes et les leçons tirées de leur expérience. Aujourd’hui, personne n’a besoin de réinventer la roue.

Au Mali, un certain nombre d’organisations de développement ont découvert récemment qu’elles avaient toutes procédé à des essais avec leurs propres méthodes et instruments de renforcement des capacités de suivi et d’évaluation de différents acteurs, notamment des collectivités locales.

Le Réseau de réflexion et d’échanges sur le développement local (REDL) regroupe 12 organisations et programmes de développement opérant dans le domaine de la décentralisation et de la gouvernance locale. Il est établi au Mali. En coopération avec le ministère malien de l’administration territoriale et des collectivités locales (MATCL), la SNV et l’ECDPM, le réseau a décidé d’engager un processus visant à répertorier et à documenter les expériences en matière d’outils et de méthodes de S&E, et de diffuser les bonnes pratiques et les enseignements retenus.


Etudes de cas

Début 2006, les membres ont préparé 11 études de cas décrivant une vaste gamme d’expériences, y compris des outils d’autoévaluation pour les collectivités territoriales, des approches multiacteurs permettant de définir des références, des systèmes d’information géographique à l’intention des collectivités locales et des prestataires de services, ainsi que le recours au S&E pour évaluer l’impact de l’assistance externe. Toutes ces études de cas seront publiées en ligne et sur papier.

L’inventaire ainsi obtenu montre que la plupart des outils et des approches observés servent des buts et des objets multiples. En plus de renforcer les capacités des acteurs de la gouvernance locale en matière de S&E, ils cherchent à stimuler le dialogue, la collaboration et la confiance entre acteurs ou bien à accroître la responsabilisation des collectivités locales.

En mai 2006, le réseau a organisé un séminaire dans la capitale, Bamako, en vue de débattre des résultats des études de cas. Ce séminaire a rassemblé une bonne centaine de participants provenant de collectivités territoriales, de la société civile, du secteur privé, d’institutions nationales et d’organisations de développement de six pays de l’Afrique de l’Ouest, dont la plupart avaient été associés au développement des outils et des méthodes et aux essais réalisés.

Evaluation de la gouvernance locale

Pendant la rencontre, des élus des collectivités locales ont fait observer qu’ils ont besoin d’afficher des résultats et de prouver que les ressources qu’ils reçoivent du gouvernement et des bailleurs de fonds servent effectivement à renforcer la gouvernance démocratique et le développement local. Les maires et les responsables présents ont demandé à avoir accès, eux aussi, aux approches et aux outils « conviviaux », adaptés aux besoins et aux capacités des communes rurales. Mais des participants actifs à tous les niveaux de la gouvernance et dans des organisations de développement ont mis en garde contre le foisonnement des actions menées à l’initiative des bailleurs en vue de développer des outils de S&E de la gouvernance locale. Ils ont demandé aux gouvernements d’assurer une coordination.

On peut déjà constater certains résultats positifs de ces actions conjointes. Par exemple, un outil développé à l’origine pour l’autoévaluation des collectivités territoriales du Mali a été adapté aux besoins des municipalités du Bénin, du Burkina Faso et du Niger.

Des processus multiacteurs

D’autres cas présentés lors du séminaire ont révélé que les processus multiacteurs de suivi conjoint des prestations de services publics ont un effet qui dépasse le renforcement des capacités des acteurs locaux de produire, analyser et utiliser des données statistiques. Ils permettent également d’accroître la volonté des acteurs locaux de collaborer ; ils créent ainsi les conditions requises pour poursuivre le transfert au niveau local des compétences et des ressources nécessaires aux prestations de services de base.

Dans les mois à venir, les membres du réseau aborderont d’autres questions soulevées pendant le séminaire, en particulier celle-ci : comment maintenir le processus et rassembler dans une communauté de pratique les équipes qui ont réalisé les études de cas ? Ils veilleront également à ce que l’inventaire, ses conclusions et ses recommandations aient un effet réel sur l’élaboration des politiques et le S&E en Afrique de l’Ouest.

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