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ACP regional and continental organisations ACP regional and continental organisations


ACP-EU_Doc 4 /040913

Les organisations régionales et continentale ACP

La Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

La Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est un regroupement régional de quinze pays créé en 1975. Récemment la Mauritanie s’est retirée de la CEDEAO. Le principal objectif de la CEDEAO est de promouvoir l’intégration économique et le développement partagé des pays membres pour former une zone économique unifiée en Afrique de l’Ouest. Plus tard, le but a été étendu pour inclure des interactions sociopolitiques et développement mutuel dans la zone. Actuellement, il y a 15 pays membres dans l’organisation. La liste des membres incluent les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.ecowas.int/

La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC)

La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) lancée en 1994 qui vient remplacer l'UDEAC, Union Douanière des États d'Afrique Centrale, a pour enjeu le renforcement du processus d'intégration des économies pour le développement de la sous-région. Le poids du Cameroun est à ce titre important car à lui seul, il concentre les ¾ du commerce extérieur global à l'intérieur de la zone, la moitié du PIB, Produit Intérieur Brut, et de la population de la sous région.

A travers la mise en place graduelle d'un marché commun sans entraves au commerce inter États, et l'extension des marchés nationaux, la CEMAC vise l'amélioration des conditions de vie des populations. La constitution d'un groupement économique sous-régional devrait permettre en effet une plus grande participation des opérateurs économiques africains au développement et l'exploitation rationnelle des ressources naturelles à l'échelle nationale, sous régionale et régionale.

Les membres de la CEMAC incluent : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, Tchad. La CEMAC s'appuie sur deux piliers, une Union économique (UEAC) et une Union monétaire (UMAC).

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.cemac.int/

Le Marché Commun d’Afrique orientale et australe – COMESA (The Common Market for Eastern and Southern Africa)

20 pays sont membres de COMESA – Marché commun d’Afrique Orientale et Australe (the Common Market for Eastern and Southern Africa), ce sont : Angola, Burundi, Comores, RD Congo, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, Rwanda, Seychelles, Soudan, Swaziland, Uganda, Zambie et Zimbabwe.

La stratégie du COMESA jusqu'ici a été de mettre l'accent sur l'intégration de l'espace économique par la suppression des obstacles au commerce et aux investissements. Bien que le COMESA a enregistré des progrès importants avec cette approche, et qu'il continuera à l'emprunter, la focalisation durant la prochaine décennie et au-delà se tournera vers l'intégration du développement. C'est-à-dire la priorité va à l'intégration de l'offre à savoir l'investissement dans les secteurs productifs. Ce changement de priorité reconnaît les développements qui s'opèrent aux niveaux mondial et régional. La globalisation en général et la libéralisation du commerce dans le cadre de l'OMC en particulier poussent les pays à supprimer les obstacles au commerce et à ouvrir leurs marchés. Au niveau régional, les programmes de promotion du commerce et des investissements ont contribué à améliorer l'environnement des investissements et à le rendre plus attractif aux investissements dans les secteurs productifs.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.comesa.int/

La Communauté de développement de l’Afrique australe – SADC (The Southern African Development Community)

La Déclaration et Traité établissant la Communauté de développement de l’Afrique australe (The Southern African Development Community – SADC) ont été signés le 17 juillet 1992 à Windhoek, Namibie. SADC provient de la transformation de la Conférence sur la Coordination de développement de l’Afrique australe (Southern African Development Coordination Conference - SADCC) créée en 1980 dont le principal objectif était de coordonner des projets de développement de façon à minimiser la dépendance économique sur l’Afrique de Sud, à l’époque sous apartheid. Les états membres sont Angola, Botswana, RD Congo, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. Le siège de SADC est à Gaborone, Botswana.

Seychelles, Comores et Madagascar, avec les membres du SADC Angola, RDC, Malawi, Maurice, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe, sont membres de COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa).

La vision du SADC est d’avoir un futur commun, un futur dans la communauté régionale qui assurera un bien-être économique, une amélioration du niveau et de la qualité de vie, la liberté et justice sociale, la paix et sécurité pour le peuple d’Afrique australe. Cette vision commune est basée sur des valeurs et principes communs ainsi que des affinités historiques et culturelles qui existent entre le peuple d’Afrique australe.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.sadc.int/

Le Forum des états ACP des Caraïbes – CARIFORUM (The Forum of the Caribbean ACP States)

Quinze pays indépendants de la région des Caraïbes sont signataires des conventions ACP-CE. En octobre 1992, ils ont créé le Forum des états ACP des Caraïbes (the Forum of the Caribbean ACP States – Cariforum), rassemblant le Marché commun et communauté des Caraïbes – Caricom (the Caribbean Community and Common Market) et Suriname, Haïti et la République Dominicaine, dans le but de promouvoir une meilleure coordination de l’aide provenant de l’Union européenne et une coopération et intégration régionale améliorées. Entre-temps, Suriname et Haïti sont devenus membres de Caricom, tandis que la République Dominicaine a signé un accord de libre échange avec Caricom en 2001.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.caricom.org/jsp/community_organs/car...

Le Forum des îles du Pacifique (The Pacific Islands Forum)

Le Forum des îles du Pacifique, anciennement appelé Forum du Pacifique Sud jusqu’au changement de nom en octobre 2000, a été créé en août 1971 et comprend 16 états indépendants et autonomes du Pacifique. Le Forum est la première organisation politique et économique de la région. Les leaders du Forum se rencontrent annuellement pour développer des réponses collectives aux problèmes de la région.

L’arme administrative du Forum est le Secrétariat basé à Suva, Fidji. Il agit en tant que secrétariat pour organiser les évènements du Forum, met en œuvre les décisions des leaders, facilite l’assistance au développement des états membres, et entreprend les mandats politiques et légaux décidés pendant les réunions du Forum. Le Secrétariat est financé par les contributions des gouvernements membres et des donateurs avec un budget total d’environ 36 million $F en 206.

Le Secrétariat est dirigé par le Secrétaire Général. Le Comité des Officiels du Forum (composé des représentants provenant de tous les gouvernements du Forum) est l’organe dirigeant du Secrétariat et supervise ses activités. Le Secrétaire Général est également le Président permanent du Conseil des Organisations Régionales du Pacifique (Council of Regional Organisations in the Pacific – CROP) qui réunit les 11 principales organisations de la région du Pacifique.

Pour plus d’information : http://www.forumsec.org/

L’Union africaine

L’avènement de l’Union africaine (UA) peut être considéré comme un événement majeur dans l’évolution institutionnelle du continent. Le 9.9.1999, les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) ont adopté une déclaration, la Déclaration de Syrte, demandant la création de l’Union africaine en vue, entre autres, d’accélérer le processus d’intégration sur le continent afin de permettre à l’Afrique de jouer le rôle qui lui revient dans l’économie mondiale, tout en déployant des efforts pour résoudre les problèmes sociaux, économiques et politiques multiformes auxquels elle est confrontée, problèmes accentués par certains effets négatifs de la mondialisation.

La vision de l’UA

  • L’UA est l’institution fondamentale et la principale organisation du continent dans le domaine de la promotion de l’intégration socio-économique accélérée du continent en vue du renforcement de l’Unité et de la solidarité entre les pays et les peuples africains.

  • L’UA est basée sur la vision partagée d’une Afrique unie et forte, et sur la nécessité de bâtir un partenariat entre les gouvernements et toutes les couches de la société civile, en particulier les femmes, les jeunes et le secteur privé, afin de renforcer la solidarité et la cohésion entre les peuples africains.

  • Organisation à vocation continentale, l’UA œuvre fondamentalement à la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent en tant que préalables à la mise en œuvre de son programme dans le domaine du développement et de l’intégration.

Les objectifs de l’UA

  • Réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d’Afrique;

  • Défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses Etats membres;

  • Accélérer l’intégration politique et socio-économique du continent;

  • Promouvoir et défendre les postions africaines communes sur les questions d’intérêt pour le continent et ses peuples;

  • Favoriser la coopération internationale, en tenant dûment compte de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme;

  • Promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent;

  • Promouvoir les principes et les institutions démocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance;

  • Promouvoir et protéger les droits de l’homme et des peuples conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et aux autres instruments pertinents relatifs aux droits de l’homme;

  • Créer les conditions appropriées permettant au continent de jouer le rôle qui est le sien dans l’économie mondiale et dans les négociations internationales;

  • Promouvoir le développement durable aux plans économique, social et culturel, ainsi que l’intégration des économies africaines;

  • Promouvoir la coopération et le développement dans tous les domaines de l’activité humaine en vue de relever le niveau de vie des peuples africains;

  • Coordonner et harmoniser les politiques entre les Communautés économiques régionales existantes et futures en vue de la réalisation graduelle des objectifs de l’Union;

  • Accélérer le développement du continent par la promotion de la recherche dans tous les domaines, en particulier en science et en technologie;

  • Œuvrer de concert avec les partenaires internationaux compétents en vue de l’éradication des maladies évitables et de la promotion de la santé sur le continent.

Les organes de l’UA

La Conférence
La Conférence est composée des Chefs d’Etat et de gouvernement ou de leurs représentants dûment accrédités. Elle est l’organe suprême de l’Union.

Le Conseil exécutif
Le Conseil exécutif est composé des ministres ou autorités désignés par les gouvernements des Etats membres. Il est responsable devant la Conférence.

La Commission
La Commission est composée du Président, du Vice-président et de huit Commissaires, assistés des membres du personnel. Chaque Commissaire est en charge d’un portefeuille.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS)
Par sa décision AHG/dec.160 (XXXVII), le Sommet de Lusaka, tenu en juillet 2001, a décidé de créer, au sein de l’Union africaine, le Conseil de paix et de sécurité. Le Protocole sur la création du CPS est en cours de ratification.

Le Parlement panafricain
Le Parlement panafricain est un organe qui vise à assurer la pleine participation des peuples africains à la gouvernance, au développement et à l’intégration économique du continent. Le protocole définissant la composition, les pouvoirs, les attributions et l’organisation du Parlement panafricain a été signé par les Etats membres et est en cours de ratification.

L’ECOSOCC
Le Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC) est un organe consultatif composé des représentants des différentes couches socio-professionnelles des Etats membres de l’Union. Les Statuts définissant les fonctions, les attributions, la composition et l’organisation de l’ECOSOCC ont été élaborés et seront soumis au Sommet de Maputo.

La Cour de justice
Il est prévu une Cour de justice de l’Union. Le Statut définissant la composition et les fonctions de ladite Cour ont été élaborés et sera soumis au Sommet de Maputo.

Les Comités Techniques Spécialisés

  • le Comité chargé des questions d’économie rurale et agricoles;

  • le Comité chargé des questions commerciales, douanières et d’immigration;

  • le Comité chargé de l’industrie, de la science et de la technologie, de l’énergie, des ressources naturelles et de l’environnement ;

  • le Comité chargé des transports, des communications et du tourisme;

  • le Comité chargé de la santé, du travail et des affaires sociales;

  • le Comité chargé de l’éducation, de la culture et des ressources humaines.

Les institutions financières

  • La Banque centrale africaine

  • Le Fonds monétaire africain

  • La Banque africaine d’investissement.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.africa-union.org/

Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique - NEPAD (The New Economic Partnership for Africa’s Development)

Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique – NEPAD est un engagement des dirigeants africains, basé sur une vision commune et une conviction ferme et partagée, qu’ils ont un devoir urgent d’éradiquer la pauvreté et de placer leurs pays, individuellement et collectivement, sur la voie d’une croissance et d’un développement durables et, en même temps, de participer activement à l’économie mondiale et aux organismes politiques. Le programme est ancré dans la détermination des africains à s’extirper eux-mêmes et le continent du malaise du sous-développement et de mettre un terme à leur exclusion de l’économie mondiale.

Les principes de NEPAD incluent :

- La Bonne gouvernance comme exigence pour la paix, la sécurité et un développement socio-économique et politique durable ;

- Encourager la propriété et la gestion africaines ainsi q'une large participation de tous les secteurs de la société ;

- Baser le développement de l'Afrique sur ses ressources propres et la richesse de ses peuples ;

- Le Partenariat entre (et à l'intérieur) des peuples d'Afrique;

- L'accélération de l'intégration régionale et continentale ;

- Rendre les pays africains et l'ensemble du continent compétitifs;

- Forger un nouveau partenariat international qui modifie le rapport inéquitable entre l'Afrique et les pays industrialisés; et

- Faire en sorte que toutes les relations de partenariat avec le NEPAD soient liées aux Objectifs de Développement du Millénaire et aux autres programmes de développement faisant l'objet d'ententes.

Les priorités du NEPAD sont :

Etablissement des Conditions favorables au développement durable en assurant :

- La paix et la sécurité;

- La démocratie et la bonne gouvernance politique, économique et d'entreprise ;

- L'intégration et la coopération régionale ;

- Le renforcement des capacités.

Réforme des politiques et augmentation des investissements dans les secteurs prioritaires suivants :

- Agriculture;

- Développement humain axé sur la santé, l'éducation, les sciences et technologies, le développement des compétences;

- Construire et améliorer les infrastructures, y compris les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), l'Energie, les Transports, l'Eau, l'assainissement;

- Promouvoir la diversité de la production et des exportations, plus particulièrement au niveau des agro-industries, du secteur industriel, des mines, des minerais de qualité supérieure, et du tourisme;

- Accélérer le commerce intra-africain et améliorer l'accès aux marchés des pays développés;

- L'environnement.

Mobilisation des ressources par :

- L'augmentation de l'épargne et des investissements domestiques;

- L'amélioration de la gestion des revenus et dépenses publics;

- L'augmentation de la part de l'Afrique dans le commerce mondial;

- L'attraction des Investissements Directs Etrangers ; et

- L'augmentation des flux de capitaux à travers une réduction plus conséquente de la dette et une augmentation des flux de l'APD (Aide publique au développement).

Les secteurs d’activité prioritaires du NEPAD sont :

L'entrée en vigueur du Mécanisme Africain d'Evaluation des Pairs (MAEP)

Faciliter et soutenir l'exécution des programmes régionaux d'infrastructure de court terme, comprenant les Transports, l'Energie, les TCI, l'Eau et l'Assainissement.

Faciliter l'exécution du programme de développement agricole et de la sécurité alimentaire dans toutes les sous-régions

Faciliter l'adoption d'une position africaine coordonnée sur l'accès aux marchés, la réduction de la dette et les réformes de l'APD.

Surveiller et intervenir, en cas de nécessité, afin que les Objectifs de Développements du Millénaire dans les domaines de la santé et de l'éducation soient respectés.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://www.nepad.org/

Le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP)

Le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) est un instrument volontairement accessible par les états membres de l’Union africaine en tant que mécanisme africain d’auto surveillance.

Mandat de MAEP

Le mandat du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs est d’assurer que les politiques et pratiques des états participants soient conformes avec les valeurs de gouvernance politique, économique et des entreprises convenues, les codes et normes contenus dans la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises. Le MAEP est un instrument d’auto surveillance mutuellement accepté par les gouvernements membres participants.

But du MAEP

Le but premier du MAEP est de renforcer l’adoption de politiques, normes et pratiques qui mènent à une stabilité politique, une haute croissance économique, au développement durable et à une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée à travers un échange d’expériences et un renforcement de bonnes pratiques, y compris l’identification des déficiences et l’évaluation des besoins en renforcement de capacité.

Principes du MAEP

Chaque exercice d’évaluation mené sous l’autorité du Mécanisme doit être techniquement compétent, crédible et libre de toute manipulation politique. L’ensemble de ces stipulations constitue les principes directeurs du mécanisme.

Participation au processus d’évaluation par les pairs

La participation au processus sera ouverte à tous les états membres de l’Union africaine. Après l’adoption de la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises par l’Union africaine, les pays souhaitant participer au MAEP le signaleront au Président du Comité des chefs d’état et de gouvernement chargé de la de mise en œuvre du NEPAD. Ceci entraînera un engagement à se soumettre à des évaluations périodiques par les pairs, à faciliter de telles évaluations, guidées par des paramètres agréés pour une bonne gouvernance politique, économique et des entreprises.

Pour plus d’information veuillez cliquer ici : http://maep-ua.org//